Six problèmes de corrosion courants et quatre causes profondes de la détérioration due à la rouille
I. Six problèmes courants de corrosion des cornières rainurées revêtues de peinture en poudre
Dans les sous-sols humides, les entrepôts fermés pendant la saison des pluies, les ateliers où règne la vapeur d'eau et les zones en mer, les cornières à revêtement en poudre présentent une résistance à la corrosion bien inférieure à celle des profilés galvanisés à chaud. Six problèmes de rouille typiques surviennent fréquemment sur les chantiers :
- Taches de rouille localisées au niveau des zones endommagées par une collision. Les frottements et les chocs survenant lors du transport et du montage provoquent des fissures et l'écaillage du revêtement, exposant ainsi l'acier nu aux endroits endommagés. Des taches de rouille brun-rougeâtre apparaissent rapidement et s'étendent vers l'extérieur, contaminant le revêtement environnant.
- Corrosion rapide due à la rouille au niveau des arêtes de coupe, de perçage et d'assemblage. La découpe et le polissage sur site enlèvent entièrement le revêtement des arêtes. Les arêtes de coupe nues et non protégées deviennent les parties de la cornière qui se corrodent le plus rapidement. La rouille pénètre vers l'intérieur et décolle le revêtement environnant.
- Clocage et décollement du revêtement en cas d'exposition prolongée à une humidité élevée. La vapeur d'eau présente dans les sous-sols et les entrepôts humides s'infiltre en permanence entre le revêtement et le support en acier, provoquant la formation de cloques et le décollement du revêtement sur de grandes surfaces, ce qui expose une vaste surface d'acier à une corrosion rapide.
- Vieillissement sous l'effet des UV, farinage et fissuration dus à l'exposition en extérieur : l'exposition prolongée au soleil sur les toitures et dans les cours à ciel ouvert provoque le vieillissement du revêtement en poudre, le rendant cassant et farineux. Les fissures superficielles perdent leur fonction protectrice, et l'eau de pluie érode directement le support en acier.
- Taches de rouille galvanique dues au contact entre des métaux dissemblables : lorsqu'une cornière à revêtement en poudre est directement assemblée à de l'acier inoxydable, à des supports en aluminium ou à des raccords en cuivre, la vapeur d'eau pénètre à travers la fine couche de revêtement et déclenche des réactions électrochimiques, formant ainsi de grandes taches de rouille sombres au niveau des joints d'assemblage.
- Corrosion par pénétration due aux vapeurs d'acides faibles et d'alcalis Dans les ateliers de cuisson à la vapeur et les usines chimiques de faible intensité, de petites molécules d'acides et d'alcalis s'infiltrent à travers les interstices du revêtement et corrodent lentement l'acier sous-jacent, provoquant la fissuration du revêtement de l'intérieur vers l'extérieur.


II. Les quatre causes principales de l'inefficacité de la protection antirouille des cornières fendues revêtues par poudrage
- Incompatibilité majeure entre le choix des matériaux et l'environnement d'utilisation. Les cornières à revêtement par poudrage ne conviennent qu'à des espaces intérieurs parfaitement secs. Si elles sont utilisées dans des sous-sols humides, des zones extérieures, des régions côtières ou des ateliers où il y a de la vapeur, le revêtement s'abîmera rapidement.
- Les opérations de construction hors normes réalisées sur site (découpe, meulage et assemblage sommaire) rayent et fissurent le revêtement en poudre de surface. Aucune peinture de retouche spécifique n’est appliquée pour sceller les bords coupés et les zones endommagées après l’installation, laissant ainsi l’acier nu exposé à l’humidité et à la corrosion.
- Conditions de stockage et d'empilage non conformes aux normes : les cornières sont empilées directement sur un sol humide, sans film de protection contre l'humidité, dans des entrepôts hermétiques et mal ventilés, ce qui entraîne la formation de cloques sur le revêtement et l'apparition de taches de rouille sur les bords avant même leur installation.
- Absence d'inspections et d'entretiens de réparation réguliers : les entrepôts intérieurs humides et les ateliers semi-ouverts ne font l'objet d'aucune inspection semestrielle. Les petites rayures dues à des chocs ne sont pas réparées, et les taches de rouille s'étendent au fil du temps jusqu'à provoquer un décollement massif de la peinture.
